A/ L'art de l'illusion

   Nous voila maintenant entré dans la trosieme salle. A peine rentres nous fumes plongés dans la penombre la plus totale. Puis tout d'un coup ,un projecteur se fixa sur une personne au milieu de la salle: l'illusioniste. Il effectua un tour de balle volante dans lequel il faisait apparaitre et disparaitre des balles sans que nous spectateur ne puissions rien comprendre. A la fin de son tour , les lumieres s'allumerent et l'illusioniste disparut aussi vite qu'il etait apparu sous un tonnere d'applaudissement. C'est alors que le Capitaine Magic reprit la parole

   S'il y a des rois de l'illusion, ce sont bien les magiciens. Cet art qu'ils utilisent est appelé prestidigitation. Tout d'abord, la prestidigitation est un art que vous pouvez pratiquer avec un minimum de matériel, d'ailleurs le mot désigne parfaitement le genre d'opérations dont cet art se compose. Ce mot vient du latin et il signifie : action, jeu rapide, habileté des doigts. C'est aussi l'art de produire des illusions par l'adresse des mains ou par des moyens optiques. En effet, la prestidigitation a été rapidement utilisé pour désigner l'art du spectacle réaliser des illusions afin de divertir le public.

   La prestidigitation est un art beaucoup plus intime et plus familier que l'illusionnisme lui même, car elle n'exige aucun appareil compliqué. Quelques petits objets, ou quelques appareils très simples que vous pourrez aisément fabriquer, quelques petits truquages faciles à réaliser et vous êtes prêt à produire des illusions, n'importe où et à tout moment. En somme, tout ce qui compte c'est l'habileté du magicien.

   Pour résumer, disons que la prestidigitation est beaucoup plus à la portée de chacun. Elle ne coûte pratiquement rien et ne demande parfois que peu de pratique. Elle a un autre avantage encore plus important : elle ne prend pas beaucoup de place dans vos valises ou vos tiroirs !

       1) L'un des plus grands magiciens

   Plongeons dans l’univers d’un des plus grands magiciens de tout les temps... David Copperfield est un magicien précoce. Dès l'âge de 16 ans il enseigne l’art de la prestidigitation à l’université et est engagé pour une comédie musicale « The Magic Man » produite à Chicago où il chante, danse et crée toutes les illusions du spectacle. En 1977, la chaîne ABC engage le jeune homme pour une série télévisée nommée "Magic of ABC" puis en 1978  : « La Magie de David Copperfield ». C’est un énorme succès et une remarquable réussite artistique. CBS l’engage aussitôt pour une série de spectacles de magie télévisuelle : « David Copperfield TV Specials ». Depuis il ne cessera d’éblouir les téléspectateurs du monde entier avec des grandes illusions hors du commun. Grâce à son charisme il devient très vite le magicien le plus connu de tout les temps. Depuis plus de 30 ans, il reste LA référence en matière de grandes illusions. David Copperfield est et restera une figure incontournable et inoubliable, une légende. C'est LE magicien du XXème siècle pour beaucoup, détrônant les grands illusionnistes comme Thurston ou Kellar.

   Mais revenons aux grandes illusions. Il a compris que la magie est un formidable outil pour réunir en une seule entité des milliers de personnes. Il parle un langage commun et universel. Ces attitudes ont été reprises depuis par une majorité de magiciens de scène, pas de chance pour nos chers spectateurs ! David Copperfield est excellent quand il met de côté cette mise en scène douteuse. Il atteint parfois l’universel et le sublime grâce à une mise en scène sobre et efficace dans ses chef d’œuvres : Flying, Death saw, The great wall of China. On est également frappé par l’étroite corrélation avec l’univers de Harry Houdini. Même sens du spectaculaire, même sens de la publicité. David Copperfield ira même jusqu’à reproduire certaines illusions de ce pionnier de l’escapologie : L’évasion d’un coffre fort (Imploding building), d’une camisole de force (Fires of passion), des chutes du Niagara, ou d’un container rempli d’eau. 

 

                                      

     26/ David Copperfield lors d'un de ses tours de magie

        2) Comment marche ces illusions ?

  Leçon 1 : Des surprises pour détourner l'attention

   Cette astuce, vous pouvez l'utiliser dans la majorité des tours. Comme celui-ci par exemple qui permet de faire disparaitre un briquet et une cigarette à vue. Le magicien s'installe à une table où sont posés un briquet et un paquet de cigarettes. Il met une cigarette à la bouche, mais la place volontairement à l'envers. Il tente de l'allumer avec le briquet et là, il feint de constater son erreur. Pendant qu'il l'a replace à l'endroit, il baisse la main qui tient le briquet et fait tomber celui-ci discrètement sur ses genoux. Il fait alors mine de vouloir rallumer sa cigarette et de s'apercevoir que le briquet a disparu. Pour le signaler au spectateur, il en rajoute : il étend son bras sur le coté, claque des doigts et regarde avec stupeur sa main ouverte et vide. Profitant de l'effet de surprise, il baisse sa main gauche et laisse tomber sa cigarette sous le bureau. Le geste n'est absolument pas discret. Pourtant, fort peu de gens voient la cigarette disparaitre !

 

     29/ Tour de magie: la disparition de la cigarette !

  Comment ça marche ?

   Gustav Kuhn, un chercheur en psychologie de l'université de Durham en Angleterre, a reproduit le tour en enregistrant les mouvements des yeux des spectateurs. Il a constaté que la majorité d'entre eux voyaient toute la scène, y compris l'escamotage de la cigarette. Pourquoi alors le cerveau n'en a-t-il pas eu conscience ? Parce qu'ils ont été victimes d'un phénomène appelé cécité attentionnelle. En effet, lorsqu'on regarde une scène, toutes les informations captées par nos yeux (et par nos autres sens) n'arrivent pas à notre conscience, afin d'éviter de saturer notre cerveau. Elles passent d'abord à travers une sorte de filtre : l'attention. Spontanément, celle-ci va sélectionner dans la scène qu'elle a devant les yeux, les actions et les objets importants. Elles se focalise sur eux, éliminant les éléments qui lui semblent anodins. L'une des activités principales des magiciens pendant un tour, c'est donc de détourner l'attention des spectateurs de la méthode secrète qui permet de le réaliser. Pour ce faire, ils ont une multitude d'astuces : ils créent des effets de surprise en lâchant une colombe, par exemple, attirent l'œil du public par des gestes amples ou en regardant dans une certaine direction, perturbent les spectateurs en les fixant, en les noyant sous un flot de paroles ou en les faisant rire.

  Leçon 2 : Tout est dans le geste !

   Un petit truc simple pour faire disparaitre une balle de mousse. Le magicien tient une balle dans sa main gauche. D'un mouvement rectiligne et rapide, il feint de la faire passer dans sa main droite. Mais il l'a garde dans sa mains gauche. Le public n'y voit que du feu. Il ouvre alors son bras droit sur le côté en un geste et ample et courbé. Et en profite pour cacher (de la main gauche) la balle dans une poche. De cette même main gauche, désormais libre, il saisit une baguette magique et la claque sur sa main droite : surprise, la balle a disparu !

 

     28/ Tour de magie: la balle a disparu !

  Pourquoi ça marche ?

   Parce que les mouvements courbes et rectilignes ont des effets très différents sur le spectateur. Un geste rectiligne et rapide attire peu l'attention du public. Il est facile d'en prédire la direction et la fin. Aussi, plutôt que de se fatiguer à suivre sa trajectoire de bout en bout, les yeux des spectateurs sautent directement de son point de départ (la main gauche) à son point d'arrivée (la main droite). Entre les deux, le temps d'un battement de paupières, ils sont complètement aveuglés : au magicien d'en profité pour réaliser son action secrète (garder la balle dans sa main gauche). Un geste courbé, en revanche, est plus difficile à appréhender (on a du mal à en prédire le trajet et la fin), les yeux du public ont donc tendance à le suivre sur toute sa trajectoire. Ce qui permet au magicien de faire, pendant ce temps, ce qu'il veut de son autre main (cacher la balle dans sa poche).

  Leçon 3 : Un peu d'imagination !

   Encore une fois, le tour est simplissime. Le magicien lance une balle en l'air et l'a rattrape plusieurs fois de suite en suivant sa trajectoire des yeux et de la tête. Au dernier coup, il garde discrètement la balle cachée dans sa main et fait semblant de la lancer tout en suivant sa trajectoire imaginaire du regard et de la tête. Résultat ? La majorité des spectateurs voit la balle (non lancée) monter dans les airs puis s'évanouir à mi-parcours...

 

 

 

     29/ Tour de magie: le faux lancer !

 

  Comment ça marche ?

   Gustav Kuhn a enregistré les mouvements du regard des spectateurs pendant le tour. Et il a constaté qu'en réalité, aucun ne regardait à l'endroit où ils avaient cru voir la balle disparaitre ! Leurs yeux ont bien vu que la balle était restée dans la main. Et si les spectateurs ont vu la balle grimper, c'est seulement en imagination. C'est en tout cas l'hypothèse de Kuhn. En effet, pour percevoir un mouvement notre cerveau dispose de deux stratégies. La première consiste à suivre réellement la trajectoire point par point avec les yeux. Le problème c'est qu'elle est un peu lente : il y a un décalage de 100 millisecondes entre la position réelle de l'objet et celle que l'on perçoit. S'il s'agit d'un ballon de foot qui arrive à toute vitesse sur un gardien de but, par exemple, il vaut mieux qu'il anticipe. Dans ce cas, un second système de perception entre en jeu. C'est le système de prédiction, dévolu aux mouvements rapides. De la même façon, dans notre tour de magie, on se base sur des indices extérieurs (les mouvements des yeux et de la tête du magicien) et des événements passés (les lancers précédents) pour imaginer le mouvement à venir. Mais au final, comme il y a une contradiction entre ce qu'ont vu les yeux (la balle est restée dans les mains) et ce qu'a anticipé le cerveau (une balle va monter), le système de prédiction d'effondre et on a l'impression que la balle s'évanouit dans les airs.

       3) L'illusion du point de vue du public 

Le public est formé par un ensemble de personnes de tout âge, hommes ou femmes, jeunes ou vieux… Il n'est donc pas possible de parler du public comme d'une seule entité. Même si il y a un effet de foule, un tour apprécié par une personne ne le sera peut-être pas par une autre. Le public est donc complexe à définir car à chaque représentation le public est différent (plus ou moins attiré par l'art de la prestidigitation) et influence par son comportement le déroulement du spectacle.
Chaque personne dans le public interprète individuellement le tour de magie (l'illusion). En effet, chaque spectateur a une conscience dite spécifique : ayant une conscience propre à lui-même, il voit les choses à sa manière. C'est-à-dire que le public ne partage pas toujours les mêmes sensations. En effet, le public représente donc une multitude de personnes qui viennent voir un spectacle par divertissement. Ils admettent donc, dès le départ, l'illusion (qui est une manière d'emprisonner le public dans une fausse réalité) créée par un tour de magie. Il faut donc prendre en compte le fait qu'il y ait un trucage, mais si les tours sont bien exécutés, certaines grandes illusions peuvent passer pour de la véritable magie (ce qui est le but du magicien). C'est donc cette fausse apparence, qu'est l'illusion, qui va réduire l'état de désir du spectateur à un état de croyance : le spectateur va croire à cette illusion.
Même si le public remet en cause ''la magie'', les spectateurs ne peuvent pas l'ignorer. Tant que le trucage est parfait et invisible, on ne peut exclure une part de magie, c'est pour cela que l'on associe les tours de magie à l'illusion. Mais le spectateur va seulement y croire pendant un bref instant (on peut parler "d'illusion instantanée") car même si le public peut adhérer à l'illusion, en connaissance de cause, il en prendra forcément du recul et n'y adhérera pas tout au long du spectacle.

       4) L'illusion du point de vue de l'artiste 

L'artiste ou le magicien est celui qui s'implique dans son art, dans notre cas, la prestidigitation. Le but du magicien est de créer une fausse apparence suscitant le doute chez le spectateur, voir mieux la croyance, c'est-à-dire prendre ce qui est faux (dans notre cas) pour vrai. 

Un artiste tel que le magicien est généralement conscient que ce qu'il fait n'est pas vrai, c'est-à-dire, au sens premier de la définition, "réel". Or son but est de faire croire au public que ce qui se passe est réel. C'est pour cela qu'il doit éveiller la vision rationnelle du public, c'est-à-dire une vision uniquement basée sur ce que le sens commun nous inciterait à croire. Cependant, lui-même n'arrive pas à distinguer l'illusion qu'il crée car il ne voit les choses qu'à travers sa conscience et ne peut voir l'effet que crée son tour. En revanche, le magicien est quand même capable, face aux réactions du public, de dépasser les limites de sa conscience et deviner la réussite ou l'échec du tour. 
Un risque est quand même présent : celui de croire à sa propre illusion. En effet, Leibniz évoque l'idée que si un hommes accoutume son esprit à considérer avec le plus d'attention les choses qu'il aime, cet homme finira par croire ce qu'il voudrait être la vérité. Or la plupart du temps les magiciens aiment ce qu'ils font et c'est pour cela qu'on peut évoquer la possibilité pour eux de se prendre à leurs propres illusions. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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