C/ Les illusions de mouvements


   Le capitaine Art continue de marcher tout en nous expliquant les différentes propriétés des illusions de couleur quand il entra dans une partie isolée de la salle illusoire . Cette salle était remplie de fresques colorées qui nous données l'impression de ne cesser de bouger. C'est alors que le capitaine repris la parole en semblant amusé de nous voir comme des enfants en regardant ces fresques avec une tête hagard .
   Il nous expliqua qu'en réalité aucunes de ces fresques ne bougeaient, ces illusions sont appelées illusions de mouvements.
Elles sont en règle générale dues à la structure même de la rétine et au fonctionnement des cellules visuelles, les cônes et bâtonnets.
   Les substances photosensibles que contiennent ces dernières mettent un certain temps à se décomposer sous l'action de la lumière, cette période, comprise entre l'arrivée du rayon lumineux au fond de l'œil et le départ de l'influx nerveux vers le cerveau, est appelée temps de réaction.
   Lorsque les éléments du champ perceptif circulent rapidement, les images se superposent sur la rétine en créant une impression de changement. Ainsi, si sur un carton on représente un poisson sur une face et un aquarium sur l’autre, lorsque le mobile tourne assez vite, on aperçoit le poisson dans l’aquarium. Le cinéma et la télévision restituent les gestes et les déplacements grâce à cette permanence des images visuelles.
   Mais divers phénomènes peuvent donner l'illusion du mouvement, alors même qu'il n'en existe aucun.

   Si l'on regarde, dans l'obscurité, deux sources lumineuses identiques, l'une fixe et l'autre mobile, elles semblent bouger symétriquement toutes les deux. Lorsqu'elles sont fixes mais inégalement brillantes, la plus intense paraît stable, tandis que l'autre donne l'impression qu’ elle se déplace. Ces erreurs sont liées au travail de l'œil qui éprouve beaucoup de difficultés à centrer correctement ses perceptions dans l'obscurité. L'image des points lumineux se forme successivement en différents endroits de la rétine et l'illusion prend naissance. Le même phénomène intervient dans certains effets stroboscopiques : deux sources lumineuses, qui s'illuminent alternativement, donnent l'impression d'un mouvement de va-et-vient.

   L'une des illusions de mouvement la plus connue est appelée "effet papillon".



 

 22/ L'effet papillon


   E
n nous montrant une autre illusion présente dans la salle ils nous demanda de:

 - Fixez pendant quelques secondes le centre de ce tableau.
 - Des nuées colorées se mettent à tourner et se déplacent le long des anneaux.
 - Les nuées peuvent même tourner en sens inverse à la faveur d'un clignement d'œil.




   23/ Les nuées colorées
 

   Cette illusion est due aux rayons qui entourent les cercles.
Si on les supprime, les nuées colorées ne tournent plus.
En effet comme le montre la même image sans les rayons.

 

   L'œil n'est pas une caméra qui reproduit exactement la réalité. Il transmet des images au cerveau qui trie associe combine compare avec sa base de données (liée à notre expérience) et peut générer des images non perçues.
   Le cerveau analyse et décode les messages. Il interprète ! Quelquefois il se fait piéger... Il agit en trompe-l'œil ... 


   C'est également le cas dans la célèbre illusion du maitre des illusions Akiyoshi Kitaoka.

24/ Illusion de Kitaoka

 
   Il suffit de regarder cette image pour voir les ronds tourner .Sitôt qu’on fixe une roue, elle s’arrête de bouger, mais pas celles qui se retrouvent en périphérie par rapport à elle.

 


   L'illusion de mouvement est accentuée quand on regarde l'image en vision périphérique. En fait, l'origine de cette illusion proviendrait du fait que les neurones détecteurs de mouvement sont "piégés" par cette image et leur activation donne l'illusion du mouvement qui peut diminuer lorsque l'on regarde l'image fixement.
   Une autre explication viendrait a dire ,que l’ordre dans lequel sont placées les quatre zones de couleur et de luminance différente est déterminant. Plus spécifiquement, le mouvement illusoire tend à se produire d’une région noire vers une région foncée adjacente mais de luminance plus élevée (ici le bleu) ou d’une région blanche vers une région adjacente colorée mais de moindre luminance (ici le jaune).

 

   Alors que l’on croyait la visite de cette salle terminée Le capitaine Art se dirigea de nouveaux vers ce couloir étroit qui contenait une multitude de tableaux!! Il semblait content de tous ce chemin qu’il avait accomplit avec nous tous au long de ce voyage dans sa salle. Il nous dit qu’il lui restait une dernière chose a nous montrer. Il se dirigea de nouveau vers les Tableaux de Vasarely et commença son explication.

 


   Par le simple recours à des formes géométriques et à des contrastes de couleurs on peut donner l'illusion du mouvement ou créer un effet bidimensionnel.
Le Maître incontesté de cette art est Victor Vasarely il créa ainsi de nombreuses formes stupéfiantes paraissant se modifier à l'infini.
 L'œil abusé par les contrastes des couleurs cherche instinctivement des formes qui ne sont pas là.
 Alors que nous n'effectuerons qu'un mouvement réel : celui de la pièce glissée, nous verrons ici se créer plusieurs mouvements apparents.
 Ces illusions d'optique résultent de la disposition respective des couleurs foncée et claire qui se masquent ou se dévoilent selon le déplacement des pièces.

   Son tableau Feny le montre. En effet l'alternance de couleurs foncée comme le noir ou le bleu et des couleurs plus claires comme le bleu claire et le blanc donne une impression de mouvement et d'étirement du tableau.


25/ "Feny" de Vasarely

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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